Ce soir, pour le premier match de ces finales de playoffs de Jeep Elite, une équipe hôte qui découvre pour la première fois la dernière ligne droite. En effet, si ce n’est pas une surprise de la retrouver à ce niveau, l’équipe de Monaco a éclaboussé le championnat français, grâce à son attaque gigantesque tant sur les lignes externes et sa raquette typée « muraille de Chine », la meilleure de Jeep Elite avec 25 victoire pour 9 défaites. Surtout, sa densité de banc a permis au coach Zvezdan Mitrovic d’également bien figurer en Basketball Champions League, finaliste pour la première fois de sa jeune vie, et éliminée par le chaud bouillant hôte l’AEK Athens. Lors du précédent tour, DJ Cooper et ses collègues n’eurent aucun mal à se défaire du Limoges CSP (3-1), avec notamment un match 2 qui ne restera pas dans les anales de la LNB (8 fautes techniques pour 3 anti-sportives), ni même le match 3 où, perdant, Paul Lacombe a réagi à chaud au micro de David Cozette, invectivant le trio arbitral (il a, depuis, écopé d’un match de suspension avec sursis). L’autre équipe finaliste, Le Mans MSB, est comme son homologue, une surprise. Avec 21 victoires pour 13 contre-performances, les hommes d’Eric Bartecheky ont terminé l’exercice en saison régulière à la 3eme place, faisant du collectif manseau meilleure défense de l’hexagone. Après avoir éliminé l’ASVEL en quart 2-0, ils n’ont pas déroulé de la même manière en demi, contre un candidat annoncé pleinement favori pour avoir accédé 5 fois de rang aux finales, mais toutes perdues. Vous aurez bien évidemment compris qu’il s’agit de la SIG Strasbourg, éliminée donc par Le Mans 3-2, dont le 5eme match après prolongations, et avec un grand Roméo Travis présent dans la série. Meilleure attaque contre meilleure défense : si la meilleure défense c’est l’attaque, qui succédera à l’Elan Chalon au terme des 5 matchs ? Premier élément de réponse ce soir.

Dans le premier acte, c’est Monaco qui démarre pied au plancher. Car si Le Mans est auteur de 9 rebonds contre 5, les Roca Boys font bien tourner, à l’image de DJ cooper (3pts à 1/1 derrière l’arc, 3pds en 8min). Elmedin Kikanovic signe 6pts pour 6 d’évaluation, là où Mykal Riley et Will Yeguete, ainsi que Chris Lofton aux passes (3) sont décisifs pour les manceaux. Mais la force monégasque prend l’ascendant au terme des dix premières minutes (22-16). Et il en va ainsi pendant les six minutes suivantes, où Monaco est à +12 (36-24 à 5:48). DJ Cooper étale alors son talent (6pts à 2/3 à 3pts, 5pds, 9 d’éval) et s’aide d’Elmedin Kikanovic (9pts, 6 d’éval), Ali Traoré bien dans le match (6pts à 3/3, 7 d’éval pour 5min de jeu). Mais les cinq minutes restantes dans ce quart-temps seront mancelles, sous l’impulsion d’un Roméo Travis qui ne veut pas subir le même sort que son ami LeBron à Cleveland (sweepé 4-0 par les Warriors aux NBA Finals). L’intérieur du MSB justifie ses 7pts à 2/4, 3rbds, 2pds pour 7 d’évaluation. Aidé de ses collègues Lofton, Cobbs, et DJ Stephens, Le Mans revient à -4 à l’orée de la mi-temps (39-35), remportant par la même occasion le deuxième acte 17-19. Une statistique collective hors norme à la mi-temps, ce sont les lancers francs : 1/4 pour Monaco contre 10/11 pour le MSB. Et 10 balles perdues pour ces derniers contre 5 pour la Roca Team (3 pour Gérald Robinson, 1 pour DJ Cooper, 1 pour Sergii Gladyr).

ENTRE COOPER ET STEPHENS, LA SALLE GASTON MEDECIN A CHOISI SON DJ

Au retour des vestiaires, Le Mans, qui monopolise la balle, passe une minute à tirer, sans pour autant trouver la mire. En fait, il faut attendre 1:30 et les deux lancers francs de Youssoupha Fall (39-37). Mais Monaco ne lâche rien, en témoigne DJ Cooper et ses 7 passes (15pts). Le maestro trouve à merveille ses partenaires qui font également le travail de sape, à l’image de Chris Evans (à ne pas confondre avec l’interprète de Captain América!) qui tourne à 12 points à 4/4 aux tirs pour 15 d’évaluation en 17 minutes. Chez les visiteurs, la paire intérieure Stephens/Travis n’abdique pas 10 et 14 d’évaluation). Le score vacillera aux alentours des 6 points d’écart, 8 au meilleur de Monaco, si bien qu’au bout de 30 minutes les rouges et blancs sont devant 60-54 (21-19). Alors, Eric Bartecheky joue les pompiers ou magiciens, c’est selon. Alors que Monaco pense finir en roue libre, tour à tour, DJ Stephens, Justin Cobbs et Chris Lofton tirent du parking avec succès, ramenant Le mans à -2 et faisant prendre un temps mort à Zvezdan Mitrovic. Ce même Lofton qui, grâce à un tir intérieur, ramène tout le monde à égalité 70-70 à 35:40. La partie n’a pas encore atteint le « money time », que les deux équipes s’envoient déjà à tour de rôle sur la ligne des lancers francs. Il reste 40 secondes à jouer lorsqu’Eric Bartecheky prend un temps mort… Salvateur, puisque Justin Cobbs règle Chris Lofton derrière l’arc avec réussite (77-75), faisant prendre un temps mort pour le coach monégasque. Et même si Roméo Travis se fend d’un dunk à 4 secondes du buzzer final (79-77), Robinson sera envoyé par deux fois sur la ligne réparatrice, avec succès. Si Le Mans remporte ce dernier acte 21-23, en revanche il s’incline avec les félicitations d’un combat rudement mené, 81-77.

Malgré un Chris Lofton des grands soirs (15pts à 3/4, 2/5 à 3pts, 5rbds, 1int, 6pds, 32min, 20 d’éval), ce dernier n’aura pas pu stopper le rouleau compresseur du Rocher, à l’instar de DJ Cooper (15pts, 8pds, 17 d’éval), et du MVP du soir Chris Evans (18pts à 5/6, 2/4 à 3pts, 4rbds, 2int, 2pds, 25min, 22 d’éval). A noter qu’un seul monégasque, Sergii Gladyr, n’était pas dans son match (-3 d’éval). En statistiques collectives, si Le Mans a dominé les débats dans la raquette (27 à 40 rebonds), ils ont perdu trop de ballons (11 à 22) et subi plus d’interceptions que Monaco (9-3 pour Monaco).

Le Mans fait un très beau perdant ce soir. L’équipe a fait preuve de courage et d’abnégation, se permettant de croire à la victoire à plusieurs reprises dans ce match. Vont-ils renverser la vapeur lors du match 2 ? Réponse vendredi soir, même endroit, même heure.

Publicités