Lors du match 1, Monaco l’avait emporté sur sur des limougeauds dans l’incapacité de les effrayer. Pour la peur, elle était au niveau des stats du meneur Dru Joyce III qui signa -2 d’évaluation pour 0 point et trois passes décisives en 31 minutes de jeu. Le seul vert ayant tiré son épingle du jeu fut Samardo Samuels (17pts à 6/7, 14 d’éval en 29min). Si le duel de meilleurs marqueurs locaux Lacombe-Howard pouvait être à son paroxysme, il aurait été malencontreux de négliger les autres, dont les deux meneurs Cooper-Joyce, ce dernier rancunier de la Roca Team et de son successeur, ce dernier n’aimant pas plus le joueur formé à Saint Vincent-Sainte Marie, même école que son ami LeBron James, et dont son père y est toujours coach auprès des jeunes pousses.

Mais hier soir, point de jeunes, que des hommes prêts à en découdre. Le cinq de départ monégasque identique au premier match, celui-ci joua son basket, et s’il y a bien un sixième homme de luxe dans la principauté, il se nomme DJ Cooper, lui qui connait bien la musique princière. Ses 5 passes décisives en première mi-temps sur des pick n’roll font mouches, tout comme son antisportive reçue. Du coté visiteur, Axelle Bouteille tente non sans mal de ne pas laisser filer les hommes de Zvezdan Mitrovic. Monaco bénéficie d’une avance de 9 points à l’issue de la première mi-temps, 42-33.

UN VOLCAN EN FUSION SUR LE ROCHER

Allez savoir si Joyce et Cooper ont révisé ensemble leur lexique de noms d’oiseaux en français, toujours est-il que ces deux-là n’iront ni à Chicago ou Akron ensemble. DJ Cooper a rayé son disque auprès du limougeaud, récoltant une technique, ayant pour effet une exclusion, alors que le match avait repris depuis 8 minutes. Mais les pros de la roue de secours, c’est bien Monaco. Malgré les assauts du trident Bouteille-Howard-Samuels, le CSP alors revenu à -3 à l’issue du troisième quart-temps (57-54), va subir la foudre d’Elmedin Kikanovic MVP de la rencontre (29min, 20pts à 9/13, 1rbd, 1int, 16 d’éval) bien aidé par le meneur titulaire Aaron Craft (29min, 4pts à 2/3, 3rbds et 7pds pour 15 d’éval). Même le grand Axel Bouteille (15pts, 19 d’éval), irréprochable jusque là, inscrit à ses stats sa premère faute, celle à ne pas faire à cet instant du match, et le monégasque Bangaly Fofana (entré pour 30 secondes, lui n’ayant pas joué jusqu’ici pour cause de blessure) a stoppé une salve de Samardo Samuels. Résultat : comme le match 1, Limoges encaisse 71 points, et n’en met que 78 à Monaco. Score final 78-71.

Le troisième match à Limoges s’annonce comme décisif, pour Monaco qui vise un sweep accédant à la finale, comme pour Limoges qui jouera sur ses terres et ne compte pas abdiquer loin s’en faut. Dans un match 2 comptant 8 fautes techniques et 3 anti-sportives, il est facilement envisageable de voir le prochain duel doté d’une tension à haut volt, dans un Beaublanc électrique et bouillonnant dont seul ses supporters ont le secret.

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