Le meneur US arrivé blessé en août dernier, avec la lourde tâche de succéder à DJ Cooper, a connu une saison des plus mouvementées. Il avait répondu à nos questions fin septembre, alors que l’Élan Béarnais venait de remporter ses deux premiers matchs de la saison (à Chalon, puis contre Nanterre). L’ambiance était alors au beau fixe, mais allait rapidement se dégrader, a fortiori pour Kyan Anderson, sur la sellette et si près de la sortie qu’il était même cantonné au banc de touche à Strasbourg puis contre Antibes. Six mois plus tard, juste avant d’affronter à nouveau l’équipe de Pascal Donnadieu, nous avons voulu savoir comment il avait traversé ces épreuves.

Kyan, j’imagine qu’en arrivant ici il y a 8 mois, tu ne t’attendais pas à ce genre de saison. On peut presque dire que tu as déjà vécu 2 ou 3 saisons en une.

Oui, il y a eu des hauts et des bas, particulièrement pour moi avec tout ce qui s’est passé au début : les blessures (ndlr : adducteurs puis dos), je ne jouais pas beaucoup, l’affaire avec le coach précédent. Il y a vraiment eu beaucoup d’adversité et de contraste. J’ai essayé de rester « positif » en traversant tout ça, une grosse part des événements était hors de mon contrôle et donc je voulais juste  continuer à faire ce que je sais faire pour l’équipe et le club.

Comment as-tu réussi à rester positif, notamment quand tu étais si proche de quitter le club ?

J’ai pris le parti d’aborder positivement cette situation nouvelle pour moi. Je n’avais jamais connu ce genre d’épreuve. Je voulais en profiter pour apprendre, et travailler davantage au quotidien sur les choses que l’on me reprochait de ne pas suffisamment faire. J’ai parlé plus, souri davantage, pris plus d’initiatives … et transformé tout cela en énergie positive.

Je suppose que le soutien du reste de l’équipe a constitué une aide précieuse ?

Assurément ! Ils ont tous été derrière moi à 100%, eux mais aussi le staff et les supporters. C’était une sensation agréable de sentir tous ces appuis de mon côté quand on affronte ce que j’ai affronté.

Dans quel état d’esprit es-tu maintenant ?

Maintenant, il n’est question que de gagner ! On approche des playoffs et c’est notre objectif principal depuis le tout premier jour. Le classement est extrêmement serré, il faut assurer le plus de victoires possibles et voir ce qu’il adviendra.

Et ce match à Nanterre,qui vient aussi de perdre à Dijon ? 

Ce sera difficile. À partir de maintenant, tout les matchs à l’extérieur vont être très durs. Chaque équipe se bat pour un de ces tickets, et de la 4ème à la 8ème place tout est encore incertain. Nanterre va vouloir nous « détruire » et ce sera assurément physique.

Vous avez travaillé sur un plan pour contrer leurs tirs extérieurs ?

On sait qui sont leur shooters ! On va les surveiller attentivement, et c’est la défense qui sera la clé. L’équipe qui sera capable de mettre la plus grosse intensité défensive devrait l’emporter. C’est une équipe très adroite, et on sait que ce sera compliqué.

Prêt pour livrer un gros combat ! 

Oui, on est prêt pour ça !

 @LudwigBeaulieu pour @DynamicSlashers

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