Auteur de belles prestations lors des matchs victorieux face à Bourg puis Limoges au Palais des Sports, Ken Horton poste 4 de l’Élan Béarnais est également l’un des rares Palois à avoir surnagé (18 pts, 5 rbs, 17 d’éval.) lors du naufrage dijonnais de vendredi dernier.

Heureux papa d’une petite Kaixin Rose depuis le 10 mars, il a bien voulu répondre à nos questions après une longue séance individuelle de shoots à 3 points dirigée par Jimmy Vérove.

Ken, d’abord un mot sur le match à Dijon qui a été aussi difficile qu’à l’aller. Ils ont été trop forts, ou bien as-tu une autre explication ?

C’est une très bonne équipe. notamment dans la façon dont ils défendent : ils te montent droit dessus, ils trappent, ils t’obligent a prendre des décisions rapides.  On avait essayé de s’y préparer au mieux, mais dès l’entame ils nous ont agressés et on n’a pas su répondre. Ils sont vraiment bons, et leur classement le démontre. Ils ont battu beaucoup de belles équipes. C’était un match difficile, mais qui va nous aider parce que nous risquons de retrouver d’autres défenses agressives.

Tu as marqué 18 points (9/11 à 2 pts, 0/4 à 3 pts), mais globalement l’équipe a manqué d’adresse par rapport aux matchs précédents. Comment l’expliques tu ?

Pour le match de Limoges, je crois que l’effet clasico nous avait boostés et on a tout donné. Contre Dijon, on espérait préserver ce momentum, mais c’était juste un de ces matchs où tu penses que tu donnes toute l’énergie du monde … et en réalité tu ne le fais pas. Ils ont rapidement pris de l’avance, ont joué dur physiquement, et on n’a pas répondu. On a mérité de perdre ce match parce qu’on ne l’a pas joué au maximum de nos capacités. Ils ont fait ce qu’ils ont voulu, et c’est ce qui arrive quant tu n’entres pas sur le terrain pour jouer dur du début à la fin. On doit absolument faire mieux, car on joue notre survie dans la course aux playoffs.

Concernant la venue du Portel, ils vous avaient énormément fait souffrir à l’intérieur notamment. Vous avez un plan anti Hassel ?

Quand on les a joués à l’aller, notre intensité était vraiment insuffisante. On était dans le match, sans vraiment atteindre le niveau auquel on sait jouer.  Pour nous, le plus important va être d’entrer dans le match avec le plus d’énergie possible. On ne peut pas laisser l’adversaire être au dessus dans l’intensité. A chaque fois que cela se produit, on perd ! On doit s’imposer physiquement , bien faire circuler le ballon, … être au mieux de nos capacités. Il faudra que ce soit le cas sur chaque journée jusqu’à la fin de la saison.

Sur un plan plus personnel, tu es devenu papa il y a 3 semaines. Cela change forcément ta vie d’homme, mais est-ce que cela influe aussi sur le basketteur ?

J’ai été plus fatigué ces dernières semaines, à cause des nuits écourtées … La naissance de ma fille m’a assurément donné plus faim ! Je dois faire de mon mieux pour subvenir non seulement à mes besoins, mais aussi à ceux de ma femme et ma fille. Dans les matchs, même lorsque je ressens la fatigue, je suis capable de mobiliser plus d’énergie. C’est une sensation étrange…

 Ce surcroît de pression signifie-t-il plus de plaisir ?

Un peu oui. Quand tu joues bien la pression ne t’atteint pas et le plaisir de gagner en équipe est encore plus grand. C’est dans le basket comme dans la vie, quand des choses agréables t’arrivent tu te sens mieux et la pression diminue.

 @LudwigBeaulieu pour @DynamicSlashers

Publicités