C’est à des journalistes de la PQR,  des télévisions et radios locales, des rédacteurs web de sites spécialisés, bien plus nombreux qu’à l’accoutumé que Laurent Vila a dû répondre avant son premier clasico en tant que head coach de l’Elan Béarnais. À un peu plus de 24h de cette rencontre si particulière du championnat, les enjeux sont multiples pour les deux clubs, et vont bien au delà de la suprématie entre les deux meilleurs ennemis du basket tricolore.

« Ce match est toujours différent. Cela fait partie de l’histoire. Il y a une vraie confrontation, et l’engouement médiatique est également supérieur à l’habitude. Le documentaire d’Anthony Goods « The Derby » en a encore ajouté. Tout le monde voit ce qu’il s’est passé, a envie d’en faire partie, et chacun des joueurs a compris l’importance de cette rencontre ».

À match particulier, préparation particulière ?

On a eu peu de temps à vrai dire. On s’est donc concentré sur le jeu, on est resté mobilisé depuis le dernier match. Les joueurs en parlent à leur façon dans les vestiaires, au bord du terrain. Je crois que chacun a vraiment bien à l’esprit que c’est un match particulier.

Les arguments sont donc plus simples à trouver pour motiver les joueurs ?

Comme je l’ai dit, le staff technique s’est concentré sur le jeu : comment attaquer, comment défendre face à Limoges.  Pour la motivation, l’effervescence médiatique fait que l’évènement se suffit à lui même.

Plus on en parle, plus on a envie d’y être. C’est source de plaisir. Il faudra que les joueurs soient des combattants sur le terrain, tout en gardant une certaine tranquilité d’esprit dans la préparation.

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Les 4 joueurs US de l’Élan Béarnais.

Avez-vous un souvenir plus marquant d’un clasico ?

Je n’en ai pas vécu tant que ça. C’est surtout en tant que spectateur ou du bord du terrain que j’y ai participé. Mais ils ont toujours été des matchs particuliers, parce que j’étais en contact avec ceux qui allaient le jouer. Il y a toujours eu une atmosphère particulière autour des ces rencontres. Quand on en parle dans le bureau avec Jimmy (ndlr Vérove) qui en a joué plusieurs,  il a plein d’anecdotes qui prouvent que ce sont des matchs que tout le monde veut gagner.

Depuis que vous avez repris l’équipe, la dynamique est positive. Cela devrait vous aider à battre Limoges et (re)devenir un candidat sérieux au Top 8 ?

C’est ce que l’on espère. On est en train de trouver une identité de jeu, en attaque et en défense. Nous aimerions conserver cette dynamique le plus longtemps possible. Ce deuxième match consécutif a domicile doit nous permettre de bénéficier du soutien d’un public encore plus nombreux pour augmenter nos chances de victoire.

Il est assurément trop tôt pour dire jusqu’où nous serons capable d’aller. Pour l’instant, nous avançons sur un bon rythme, l’équipe progresse, et nous sommes ambitieux et voulons engranger le plus grand nombre de victoires possible.

Limoges a encore souffert contre Cholet. Comment voyez-vous leurs difficultés ?

Ce qui se passe à Limoges, c’est Limoges qui peut le mieux en parler. Ce que nous avons pu observer lors du dernier match, c’est la différence entre la première et la deuxième mi-temps. En seconde période, ils ont été plus en réussite et ont trouvé leurs leaders. On s’attend à un Limoges prêt, qui sait jouer son basket et mobilisé pour ce genre de rencontre. On ne cherche pas particulièrement à comprendre ce qu’il se passe là-bas, on cherche surtout à être conquérant et sûr de notre basket.

Un mot sur Samardo Samuels (poste 5, dernier recrutement du CSP), a quoi vous attendez-vous ?

C’est joueur qui, si on le laisse développer son jeu dans la raquette, peut marquer beaucoup de points avec une grosse efficacité. Il est assurément un point de fixation lorsqu’il entre en jeu, capable d’attirer l’attention défensive. Il est néanmoins capable de faire de belles prestations, mais aussi de passer à travers. À nous de lui rendre la tâche difficile, de lui montrer que l’on n’a pas envie de le laisser s’exprimer. Mais il a tellement d’expérience, qu’il sera capable de beaucoup de choses. A nous de nous y adapter en montant en intensité sur lui si nécessaire.

Cela a fonctionné sur la doublette Peacock – Ndoye.  Il y aura une « spéciale » sur Samuels ?

Ce n’est pas la préparation qui compte. On a deux joueurs expérimentés et matures au poste 5,  on a aussi des stratégies collectives, et si nécessaire chacun pourra s’impliquer complètement en défense sur ce joueur comme sur les autres.

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